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DECELER LES DEREGLEMENTS HORMONAUX - Plus d'autonomie dans ma féminité (6/6) Source Plantes & santé

Comprendre le fonctionnement du cycle menstruel, mieux appréhender les règles ou les désagréments liés à la ménopause, rééquilibrer la flore vaginale… Il est temps pour les femmes de retrouver du pouvoir sur leur corps. Et dans cette quête vers une meilleure connaissance de soi, le monde végétal est un allié de choix !


Joëlle Pierrard | Maladies | Publié le 01/10/2020


Déceler les dérèglements hormonaux




Des troubles hormonaux peuvent altérer la vie sexuelle et les fonctions reproductives de la femme. C’est le cas du syndrome des ovaires poly­kystiques (SOPK) qui, selon l’Inserm, concerne 10 % d’entre elles. On constate une élévation du taux d’androgènes, puis de testostérone dans le sang. Chez 70 % des femmes atteintes, une hyperporosité intestinale est aussi ­diagnostiquée. Autres ­symptômes : acné, chute de cheveux, pilosité excessive et pour 50 % des patientes, une infertilité. Enfin, ce trouble est lié à une ­résistance à l’insuline et à une hypertension. « La résistance à l’insuline semble révéler un paramètre alimentaire, l’insuline étant l’hormone produite par le pancréas pour contrôler l’équilibre du sucre dans le sang », souligne le diététicien nutritionniste Fabien Piasco. Il propose d’abord de supprimer les aliments industriels, aux index glycémiques élevés, y compris les jus de fruits. Puis, de manger deux fruits crus par jour, car leurs fibres freinent l’assimilation du sucre ou produisent des acides gras à chaîne courte qui préviennent l’inflammation et l’obésité. De plus, leurs polyphénols régulent l’absorption du glucose et modèrent le relargage du ­glucose par le foie. Parce qu’elles renferment deux fois moins d’amidon que les féculents, privilégiez les légumineuses. Consommez les légumes en accompagnement des aliments protéinés et des bonnes graisses dont des oméga-3. « Ces acides gras ont scientifiquement démontré leur intérêt, comme les vitamines B9, E, la coenzyme Q10 et le sélénium. Côté plantes, vous pouvez adopter : le thé vert pour ses catéchines, la réglisse, la cannelle, le gingembre, le curcuma, le fenugrec et l’extrait de berbérine en complément alimentaire », poursuit Fabien Piasco. Un excès ­d’œstrogènes semble être impliqué dans l’apparition de fibromes utérins. ­Souvent asymptomatiques, ils peuvent causer des douleurs ­pelviennes et des règles abondantes après 45 ans. Il faut aussi se méfier des sucres, des produits à base de lait de vache et ne pas consommer de viande nourrie aux OGM. Le foie étant responsable de la ­décomposition des œstrogènes, on limite l’alcool et on opte pour le thé vert, les légumes à feuilles vertes, les crucifères, l’ail et l’oignon, les ­aliments riches en fibres et les algues. Et pour les aliments contenant des phyto-­œstrogènes (lin, courge, tournesol) leur consommation s’avère bénéfique si elle est restreinte, y compris pour le soja. La modération ça a du bon ! 


Le casse-tête de l’endométriose

Les femmes qui souffrent d’endométriose ressentent de violentes douleurs au moment de leurs règles. Elles sont dues à la migration de cellules de l’endomètre qui ont envahi l’appareil reproducteur au lieu de se cantonner à la paroi de l’utérus. S’il va falloir adopter une alimentation végétarienne afin de calmer la production d’œstrogènes, certaines plantes peuvent aider à calmer ces crises. Sur son site, le thérapeute herbaliste Christophe Bernard en propose une sélection en traitement de fond. À ajuster en fonction des réactions.

  • Pour aider le foie à éliminer les œstrogènes : de la teinture de bardane, du chardon-Marie, du pissenlit.

  • Pour calmer l’inflammation : du curcuma.

  • En cas de stress oxydatif important : du resvératrol, du thé vert ou du pycnogenol

  • Durant la deuxième partie du cycle et si vous ne fabriquez pas assez de progestérones : du gattilier.

Plus d’informations sur www.altheaprovence.com/endometriose-et-plantes

Le pissenlit ­nettoie en ­profondeur




Nous vivons dans un bain de ­perturbateurs ­endocriniens et les xénœstrogènes qui vont donc s’ajouter à notre ­production naturelle ­d’œstrogènes sont ­partout. Des parabens dans les ­cosmétiques, des ­pesticides et des dioxines dans ­l’alimentation, des phtalates, des bisphénols, des biphényles polychlorés (BPC) dans les plastiques… dont on essayera de limiter leur absorption en mangeant bio. Et on fera des cures de pissenlit. Autant en salade que sous la forme de complément alimentaire. Pas uniquement parce que cette plante amère favorise la régénération du foie, mais aussi car les fibres de ses feuilles et de ses racines se lient aux xénœstrogènes et facilitent ainsi leur élimination.


À lire :

  • C’est mon corps, par Martin Winckler, éd. L’Iconoclaste.

  • Phytothérapie de la femme, par Fabienne Goddyn, éd. Rustica.


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