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COMMENT SE REAPPROPRIER SON CORPS - Plus d'autonomie dans ma féminité (1/6)




Comprendre le fonctionnement du cycle menstruel, mieux appréhender les règles ou les désagréments liés à la ménopause, rééquilibrer la flore vaginale… Il est temps pour les femmes de retrouver du pouvoir sur leur corps. Et dans cette quête vers une meilleure connaissance de soi, le monde végétal est un allié de choix !

Anne Peron | Phytothérapie | Publié le 01/10/2020

Comment se réapproprier son corps ?

Tout démarre avec la puberté, l’arrivée des menstruations, la potentielle prise de contraception. Puis viennent ­l’éventuelle grossesse, l’accouchement, l’allaitement, avant le temps de la ménopause… Tout au long de leur vie, les femmes connaissent des bouleversements hormonaux. On peut alors considérer qu’elles sont davantage sujettes aux soins gynécologiques que les hommes. « Pourtant, il est démontré qu’elles sont souvent moins écoutées, explique Martin Winckler, médecin généraliste, spécialiste de la santé des femmes. Leurs humeurs et leurs douleurs sont couramment caricaturées et minimisées, provoquant chez beaucoup, la croyance qu’il est normal d’avoir mal, d’être déprimée, épuisée, et de ne pas s’en plaindre. » Ce manque de considération et cette méconnaissance du corps féminin, on le doit à des années d’histoire. Rappelons qu’au XVe et au XVIe siècle, les femmes qui disposaient de certains savoirs gynécologiques, notamment grâce aux plantes, étaient accusées de ­sorcellerie, car elles faisaient de l’ombre aux médecins et à l’autorité religieuse. Par la suite, la santé des femmes a été pensée, analysée par une grande majorité d’hommes et associée à une logique reproductive. Il en découle des soins qui ne prennent pas toujours en compte les ressentis ou les besoins des femmes, ­tandis que certains traitements génèrent également beaucoup d’effets secondaires. C’est ainsi que des maladies comme l’endométriose sont restées ignorées, voire niées par les médecins. Encore aujourd’hui, la recherche médicale ne prend pas en compte la spécificité du ­métabolisme féminin. D’autre part, la ­contraception et le traitement de la ménopause n’ont été enseignés que récemment dans les facultés de médecine. À l’heure du mouvement #MeToo, du « body positive » et du désir de revenir à des méthodes plus naturelles de soins et ­respectueuses du corps des femmes, il est temps de reconsidérer l’anatomie féminine et surtout, de la comprendre. Mieux vaut tard que jamais ! Le clitoris fait désormais bien parti des manuels d’anatomie d’infirmière depuis 2017, bien qu’il soit connu depuis la Renaissance. « Il est temps que les femmes se réapproprient leur corps », confie Gaëlle Baldassari, organisatrice du troisième Sommet de l’autonomie gynécologique en juin dernier. Au programme de cet évènement grand public 100 % virtuel : des conférences animées par des spécialistes de la physiologie féminine, des solutions naturelles et des mises au point sur ce qui est jugé ­ « normal » ou « anormal » chez la femme. « Les savoirs sur la santé des femmes sont déconnectés de la réalité », explique Gaëlle Baldassari. Fini les tabous, on vous livre les clés et les solutions végétales pour prendre votre corps en main. 

Auto-exploration

Des ateliers pour décrypter son corps Il existe désormais de nombreuses façons de s’informer sur l’anatomie, la physiologie féminine et les méthodes naturelles de contraception ou de conception, quels que soient votre sexe et votre âge. Sur le principe du « self help », des ateliers visent à mieux décrypter et à tenir compte de ses « périodes ». Grâce à des échanges libres, lors de consultations, on appréhende de façon intime ce qui constitue le féminin. De véritables formations en ligne sont aussi disponibles, avec toujours pour objectif d’apprendre à s’observer, à maîtriser les variations hormonales et leurs conséquences au quotidien et en termes de vie sexuelle, de grossesse… 

  • Sommet du cycle menstruel

  • Kiffe ton cycle

  • Les flux

  • Cyclo intima

  • Sympto.org

  • aly-abarra


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